Traité avec les Nez Perces, 1855

Articles d’accord et de convention conclus et conclus sur le terrain du traité, Camp Stevens, dans la vallée de Walla-Walla

ce onzième jour de juin, en l’an mil huit cent cinquante-cinq par et entre Isaac I. Stevens, gouverneur et surintendant des affaires indiennes pour le Territoire de Washington et Joel Palmer, surintendant des affaires indiennes pour le Territoire de l’Oregon de la part des États-Unis, et les soussignés chefs, chefs et délégués de la tribu d’Indiens Nez Percé occupant des terres situées en partie dans l’Oregon et en partie dans les Territoires de Washington, entre les montagnes Cascade et Bitter Root, au nom de ladite tribu et agissant pour elle, et dûment autorisés par eux, étant entendu que le surintendant Isaac I. Stevens suppose de traiter uniquement avec ceux de la tribu d’Indiens susmentionnée résidant sur le territoire de Washington, et le surintendant Palmer avec ceux résidant exclusivement sur le territoire de l’Oregon.

ARTICLE 1.

Par la présente, ladite tribu d’Indiens Nez Percé cède, renonce et transmet aux États-Unis tous leurs droits, titres et intérêts dans et envers le pays qu’ils occupent ou revendiquent, délimité et décrit comme suit, à savoir: Commençant à la source de la Wo-na-ne-she ou affluent sud de la rivière Palouse; de là, en descendant cette rivière jusqu’à la Palouse principale; de là vers le sud jusqu’à la rivière Snake, à l’embouchure de la rivière Tucanon; de là en remontant le Tucanon jusqu’à sa source dans les Montagnes Bleues; de là vers le sud le long de la crête des Montagnes Bleues; de là jusqu’à un point de la rivière Grand Ronde, à mi-chemin entre Grand Ronde et l’embouchure de la rivière Woll-low-how; de là le long de la ligne de partage entre les eaux de la rivière Woll-low-how et de la rivière Powder; de là jusqu’au croisement de la rivière Snake, à l’embouchure de la rivière Powder; de là jusqu’à la rivière Salmon, cinquante milles au-dessus de l’endroit connu la « traversée de la rivière au Saumon; »de là plein nord jusqu’au sommet des Montagnes des Racines Amères; de là le long de la crête des Montagnes des Racines Amères jusqu’au point de départ.

Le traité de 1855 établit une réserve de 7,5 millions d’acres, mais avant même que le traité ne soit ratifié, les intrusions massives provoquées par les découvertes d’or dans toute la région ont entraîné des villes en plein essor et des violences entre les Nez Percés et les Blancs. Le Nez Percé a fait appel au Congrès pour honorer les termes du traité, et en réponse, le gouvernement fédéral a réduit la taille de la réserve de 1855 de 90%. Les immigrants blancs ont exigé que le gouvernement déplace, de force si nécessaire, tous les Nez Percés vivant en dehors des limites de la nouvelle réserve sur la nouvelle réserve. Le chef Joseph et sa bande dans la vallée de la Wallowa refusèrent, précipitant la guerre des Nez Percés de 1877. La réserve actuelle de Nez Perce est de 770 000 acres.

ARTICLE 2.

Les terres ci-dessus cédées sont toutefois réservées à l’usage et à l’occupation de ladite tribu, et à titre de réserve générale pour les autres tribus et bandes d’Indiens amies du territoire de Washington, ne devant pas dépasser le nombre actuel des tribus et bandes d’Indiens Spokane, Walla-Walla, Cayuse et Umatilla, la parcelle de terre comprise dans les limites suivantes, à savoir: Commençant là où le Moh ha-na-she ou son affluent sud de la rivière Palouse coule des éperons des montagnes de la racine amère; de là, vers ledit affluent de l’embouchure du ruisseau Ti-nat-pan-up; de là vers le sud jusqu’à la traversée de la rivière Snake à dix milles au-dessous de l’embouchure de la rivière AI-po-wa-wi; de là jusqu’à la source de la rivière Al-po-wa-wi dans les Montagnes Bleues; de là le long de la crête des Montagnes Bleues; de là jusqu’à la traversée de la rivière Grand Ronde, à mi-chemin entre la Grande Ronde et l’embouchure de la rivière Woll-low-how; de là le long de la ligne de partage entre les eaux des rivières Woll-low-how et Powder; de là jusqu’à la traversée de la rivière Snake à quinze milles au-dessous de l’embouchure de la Poudre Rivière; de là à la rivière au saumon au-dessus de la traversée; de là par les éperons; des montagnes de racines Amères au lieu de départ.

Tout ce territoire sera mis à part et, dans la mesure du nécessaire, arpenté et balisé à l’usage et au bénéfice exclusifs de ladite tribu; en tant que réserve indienne; aucun homme blanc, à l’exception de ceux qui travaillent au Département des Affaires indiennes, ne sera autorisé à résider sur ladite réserve sans la permission de la tribu et du surintendant et agent; et ladite tribu accepte de s’y installer et de s’y installer dans l’année suivant la ratification du présent traité. Entre-temps, il leur sera permis de résider sur tout terrain qui ne relève pas de la revendication et de l’occupation réelles des citoyens des États-Unis et sur tout terrain revendiqué ou occupé, si avec la permission du propriétaire ou du demandeur, garantissant toutefois le droit à tous les citoyens des États-Unis d’entrer et d’occuper en tant que colons toutes les terres qui ne sont pas réellement occupées et cultivées par lesdits Indiens à ce moment-là. et non inclus dans la réservation ci-dessus nommée. Et à condition que toute amélioration substantielle faite jusqu’ici par un Indien, telle que des champs clos et cultivés, et des maisons érigées sur les terres cédées par la présente, et qu’il pourrait être contraint d’abandonner en conséquence du présent traité, soit évaluée sous la direction du président des États-Unis, et qu’un paiement soit donc effectué en argent, ou des améliorations d’une valeur égale soient apportées pour ledit Indien sur la réserve et aucun Indien ne sera tenu d’abandonner les améliorations susmentionnées, actuellement occupées par lui, jusqu’à ce que leur valeur en argent ou des améliorations de valeur égale soient fournies comme indiqué ci-dessus.

ARTICLE 3.

Et à condition que, si nécessaire pour la commodité du public, des routes puissent traverser ladite réserve et que, d’autre part, l’emprise, avec libre accès de celle-ci à la voie publique la plus proche, leur soit garantie, ainsi que le droit, comme les citoyens des États-Unis, de circuler sur toutes les voies publiques. L’utilisation de l’eau claire et des autres cours d’eau qui traversent la réserve est également garantie aux citoyens des États-Unis à des fins de rafting et comme voie publique.

Le droit exclusif de pêcher dans tous les cours d’eau qui traversent ou bordent ladite réserve est en outre garanti aux dits Indiens: de même que le droit de pêcher dans tous les lieux habituels et habituels communs avec les citoyens du territoire, et d’ériger des bâtiments temporaires pour la cure, ainsi que le privilège de chasser, de cueillir des racines et des baies, et de faire paître leurs chevaux et leur bétail sur des terres ouvertes et non réclamées.

ARTICLE 4.

En contrepartie de la cession ci-dessus, les États-Unis acceptent de verser à ladite tribu, en plus des biens et provisions qui leur ont été distribués au moment de la signature du présent traité, la somme de deux cent mille dollars, de la manière suivante, soit soixante mille dollars, à dépenser sous la direction du Président des États-Unis, la première année après la ratification du présent traité. En prévoyant leur déplacement dans la réserve, en démantelant et en clôturant des fermes, en construisant des maisons, en leur fournissant des provisions et une tenue appropriée, et pour tout autre objet qu’il jugera nécessaire. et le reste en rentes, comme suit: pour les cinq premières années suivant la ratification de ce traité, dix mille dollars par an, à compter du 1er septembre 1856; pour les cinq années suivantes, huit mille dollars par an; pour les cinq années suivantes, six mille par an et pour les cinq années suivantes, quatre mille dollars par an.

Toutes lesdites sommes d’argent seront appliquées à l’usage et au bénéfice desdits Indiens, sous la direction du Président des États-Unis, qui pourra de temps à autre déterminer, à sa discrétion, sur quels objets bénéfiques les dépenser pour eux. Et le surintendant des affaires indiennes, ou tout autre officier compétent, informera chaque année le Président des souhaits des Indiens à cet égard.

ARTICLE 5.

Les États-Unis conviennent en outre de créer, en des points appropriés de ladite réserve, dans un délai d’un an après la ratification des présentes, deux écoles, érigeant les bâtiments nécessaires, les gardant en réparation, et leur fournissant des meubles, des livres et de la papeterie, dont l’une sera une école agricole et industrielle, devant être située à l’agence, et être gratuite pour les enfants de ladite tribu, et d’employer un surintendant de l’enseignement et deux enseignants; construire deux ateliers de forgerons, à l’un desquels sera attaché un atelier d’étain et à l’autre un atelier d’orfèvrerie. atelier d’armurier; un atelier de charpentier, un atelier de menuisier et de laboureur, et de le garder en réparation, et muni des outils nécessaires; d’employer un surintendant de l’agriculture et deux fermiers, deux forgerons, un ferblantier, un armurier, un charpentier, un fabricant de chariots et de charrues, pour l’instruction des Indiens dans les métiers, et pour les aider dans la même chose; d’ériger une scierie et un moulin à farine, gardant le même en réparation, et meublé avec les outils et les accessoires nécessaires, et d’employer deux meuniers; ériger un hôpital, en le gardant en réparation, et pourvu des médicaments et du mobilier nécessaires, et employer un médecin; et ériger, maintenir en réparation et fournir le mobilier nécessaire aux bâtiments nécessaires à l’hébergement desdits employés. Lesdits bâtiments et établissements à entretenir et à maintenir en réparation comme précité, et les employés à maintenir en service pendant une période de vingt ans.

Et compte tenu du fait que le chef de la tribu est attendu, et sera appelé, à accomplir de nombreux services de caractère public, occupant une grande partie de son temps, les États-Unis acceptent en outre de verser à la tribu des Nez Percés cinq cents dollars par an pour une durée de vingt ans, après la ratification des présentes, à titre de salaire pour la personne que la tribu peut choisir pour en être le chef principal. Construire pour lui, à un endroit convenable de la réserve, une maison confortable, et la meubler convenablement, et labourer et clôturer pour son usage dix acres de terre. Ledit salaire à payer, et ladite maison à occuper par, tel chef chef tant qu’il peut être élu à ce poste par sa tribu, et non plus.

Et toutes les dépenses et dépenses prévues au présent cinquième article du présent traité seront défrayées par les États-Unis, et ne seront pas déduites des rentes convenues de payer auxdites tribus, ni le coût du transport des marchandises pour les rentes – les paiements seront une charge sur les rentes, mais seront défrayés par les États-Unis.

ARTICLE 6.

Le Président peut de temps à autre, à sa discrétion, faire arpenter en lots l’ensemble, ou les parties de la réserve qu’il juge appropriée, et les attribuer aux individus ou familles de ladite tribu qui sont disposés à se prévaloir du privilège, et s’y installera comme résidence permanente, aux mêmes conditions et sous réserve des mêmes règlements que ceux prévus au sixième article du traité avec les Omahas en l’an 1854, dans la mesure où cela peut être applicable.

ARTICLE 7.

Les rentes de ladite tribu ne seront pas prises pour payer les dettes des individus.

ARTICLE 8.

La tribu susmentionnée reconnaît sa dépendance vis-à-vis du gouvernement des États-Unis, et promet d’être amicale avec tous ses citoyens, et s’engage à ne commettre aucune déprédation sur les biens de ces citoyens; et si l’un ou plusieurs d’entre eux violent ce gage, et que le fait est prouvé de manière satisfaisante devant l’agent, les biens pris seront restitués, ou en défaut, ou s’ils sont blessés ou détruits, une compensation pourra être faite par le gouvernement sur les rentes. Ils ne feront pas non plus la guerre à une autre tribu sauf en cas de légitime défense, mais soumettront toutes les questions de différence entre eux et les autres Indiens au gouvernement des États-Unis, ou à son agent, pour décision, et s’y conformeront et si l’un desdits Indiens commet des déprédations sur d’autres Indiens sur le territoire de Washington, la même règle prévaudra que celle prescrite dans le présent article en cas de déprédations contre des citoyens. Et ladite tribu accepte de ne pas abriter ou dissimuler les contrevenants contre les lois des États-Unis, mais de les livrer aux autorités pour qu’elles soient jugées.

ARTICLE 9.

Les Nez Perces désirent exclure de leur réserve l’usage d’esprits ardents, et empêcher leur peuple d’en boire ; et il est donc prévu que tout Indien appartenant à ladite tribu qui se rend coupable d’avoir apporté de l’alcool dans ladite réserve, ou qui boit de l’alcool, puisse se voir retirer sa part des rentes pour le temps que le Président déterminera.

ARTICLE 10.

Les Indiens Nez Percé ayant exprimé en conseil le désir que William Craig continue de vivre avec eux, s’étant uniformément montré leur ami, il est en outre convenu que la parcelle de terre qu’il occupe maintenant et décrite dans son avis au registre et séquestre du bureau foncier du Territoire de Washington, le quatrième jour de juin dernier, ne sera pas considérée comme faisant partie de la réserve prévue par le présent traité, sauf qu’elle sera soumise en commun avec les terres de la réserve aux opérations de la loi sur les rapports.

ARTICLE 11.

Le présent traité sera obligatoire pour les parties contractantes dès qu’il sera ratifié par le Président et le Sénat des États-Unis.

En témoignage de quoi, ledit Isaac I. Stevens gouverneur et surintendant des affaires indiennes pour le Territoire de Washington, et Joel Palmer, surintendant des affaires indiennes pour le Territoire de l’Oregon, ainsi que les chefs, chefs et délégués de ladite tribu d’Indiens Nez Percé, ont mis leurs mains et leurs sceaux, à l’endroit, et le jour et l’année ci-dessus avant écrit.

  • Isaac Ier. Stevens, gouverneur et surintendant du territoire de Washington.
  • Joel Palmer, surintendant des affaires indiennes.
  • Aleiya, ou avocat, Chef-chef des Nez Perces,
  • Tippelanecbupooh, sa marque x.
  • Hah-hah-stilpilp, sa marque x.
  • Appushwa-hite, ou Miroir, sa marque x.
  • Cool-cool-shua-nin, sa marque x.
  • Silish, sa marque x.
  • Joseph, sa marque x.
  • Toh-toh-molewit, sa marque x.
  • Tuky-in-lik-it, sa marque x.
  • Loup rouge, sa marque x.
  • Te-trou-trou-suie, sa marque x.
  • Timothée, sa marque x.
  • Ish-coh-tim, sa marque x.
  • U-ute-sin-male-cun, sa marque x.
  • Wee-as-cus, sa marque x.
  • Eage tacheté, sa marque x.
  • Hah-hah-stoore-tee, son x ma rk.
  • Stoop-toop-nin ou Cheveux coupés, sa marque x.
  • Eee maht-sin-pooh, sa marque x.
  • Tow-wish-au-il-pilp, sa marque x.
  • Tah-moh-moh-kin, son x rnark.
  • Kay-kay-mass, sa marque x.
  • Aigle parlant, sa marque x.
  • Kole-kole-til-ky, sa marque x.
  • Wat-ti-wat-ti-wah-hi, sa marque x.
  • In-mat-tute-kah-ky, sa marque x.
  • Howh-no-tah-kun, sa marque x.
  • Moh-see-chee, sa marque x.
  • Tow-wish-wane, sa marque x.
  • George, sa marque x.
  • Wahpt-tah-shooshe, sa marque x.
  • Nicke-el-it-may-ho, sa marque x.
  • Collier de perles, sa marque x.
  • Say-i-ee-ouse, sa marque x.
  • Koos-koos-tas-kut, sa marque x.
  • Coupe-tasse, sa marque x.
  • Levi, sa marque x.
  • Ky-ky-soo-te-lum, sa marque x.
  • Pee-oo-pe-whi-hi, sa marque x.
  • Ko-ko-whay-nee, sa marque x.
  • Pee-oo-pee-iecteim, sa marque x.
  • Kwin-to-kow, sa marque x.
  • Pee-poome-kah, sa marque x.
  • Pee-wee-au-ap-tah, sa marque x.
  • Hah-hah-stlil-à-moi, sa marque x.
  • Wee-at-tenat-il-pilp, sa marque x.
  • Petit-joug-péché-mangé, sa marque x.
  • Pee-oo-pee-u-il-pilp, sa marque x.
  • Wee-ah-ki, sa marque x.
  • Wah-tass-tum-mannee, sa marque x.
  • Necalahtsine, sa marque x.
  • Tu-wesi-ce, sa marque x.
  • Sucer-sur-cravate, sa marque x.
  • Lu-ee sin-kah-koose-sin, sa marque x.
  • Ip-nat-tam-moose, sa marque x.
  • Hah-tal-ee-kin, sa marque x.
  • Jason, sa marque x.

Signé et scellé en présence de nous:

  • James Doty, secrétaire aux traités, W.T.
  • Wm. McBean,
  • Geo. C. Bomford.
  • Wm. C. McKay, secrétaire des traités, O.T.
  • C. Chirouse, O.M.T.
  • Mie. Cles. Pandosy,
  • W.H. Tappan, agent sub-indien,
  • Lawrence Kip,
  • William Craig, interprète,
  • W.H. Pearson.
  • A.D. Pamburn, interprète

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.